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Ecrit par Joe Gillian

Metropolis




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Parmi les diverses références que l’on peut trouver dans Cobra, le célèbre film Metropolis de Fritz Lang en est une des plus évidentes. Le robot que construit le savant fou, Rotwang, nous rappelle immédiatement Armanoïde/Lady. Ce petit dossier n’a pas pour but de faire une analyse complète de l’œuvre originale, mais de présenter simplement l'oeuvre, et ce qui en a découlé, Metropolis ayant finalement inspiré tant de monde. Suivez le guide...

1927. Le Metropolis de Fritz Lang


Le savant fou et sa créature

Metropolis

Nous sommes en 2026, Metropolis est une ville gigantesque, construite tout en hauteur, au sommet de laquelle règne Joh Fredersen. En haut, les hommes libres qui s’amusent, insouciants, dans une ambiance des plus paradisiaques. En bas, c’est le monde des ouvriers, le monde de l’ombre, où le peuple misérable se tue à entretenir les machines qui font vivre la ville, sans jamais voir la lumière du soleil. Un beau jour, Freder, le fils de Joh, croise Maria, une jeune révolutionnaire du bas-monde qui souhaite changer pacifiquement la situation générale. Il en tombe aussitôt amoureux, et en la suivant, découvre la dure condition du monde souterrain. Il souhaite alors défendre la cause des travailleurs auprès de son père, sans succès hélas. Au contraire, les choses vont mal tourner, surtout lorsqu’un savant fou, mandaté par Joh, construit un robot à l’image de Maria pour semer la discorde dans le mouvement révolutionnaire naissant...

Ce film tout en noir et blanc sera un immense succès. La qualité esthétique renforce la séparation des classes : grands espaces et lumière blanche en haut, coins sombres, crasseux, et plans fermés dans les bas-fonds. Le Paradis et l’Enfer... D’autres références sont décelables, dont la plus évidente est celle à la Tour de Babel, bien entendu. Joh Frederson souhaite créer un monde idéal, pouvoir tout contrôler, et devenir l’égal de Dieu. Mais une telle entreprise ne peux que créer de plus en plus d’inégalité au fur et à mesure que la Tour s’élève, Joh ne regardant qu’en hauteur, et jamais ce qui se passe en dessous de lui. Le destin de cette nouvelle Babel est en marche... bien que le final sera finalement des plus humaniste (Fritz Lang a d’ailleurs toujours renié cette fin, qu’il jugeait trop conventionnelle et simpliste).


Joh et l'androïde

C’est suite à un voyage à New York en 1924 que Fritz Lang décide de se lancer dans Metropolis. Il fut en effet très marqué par les immenses gratte-ciels américains. Sur un scénario de sa femme, Thea Von Harbou, Fritz Lang signe alors un film où il met à la fois en garde contre le développement irraisonné des techniques futuristes, et où il critique également la situation urbaine d’une Allemagne en plein crise économique, dont les écarts sociaux sont en effet de plus en plus considérables.

Ce thème de la ville géante, mégalopole à multiples niveaux, et de ses différences très marquées entre les classes, on le retrouve régulièrement, de manière plus ou moins visible, dans diverses œuvres. On peut citer notamment le Blade Runner de Ridley Scott.

A noter que Metropolis est le premier film à être inscrit au registre "Mémoire du monde" par l'UNESCO, en 2001.

Fritz Lang (1890-1976)


Fritz Lang

Fils d’un architecte, né en 5 décembre 1890, Fritz Lang se destinait d’abord à la peinture. Blessé lors de la 1ère Guerre Mondiale, il écrit des scénarii pour passer le temps, lesquels finissent par intéresser divers producteurs. A la fin de la guerre, dès 1919, il débute dans le cinéma et trouve rapidement le succès, grâce à Docteur Mabuse (1922), Metropolis (1927), M. le Maudit (1931), et bien d’autres. Pionner dans le domaine de la Science Fiction et aussi dans la mise au point d'effets spéciaux, il aborde divers thèmes chers au fantastique tel que le savant fou (Rotwang dans Metropolis et Mabuse dans la série de films portant son nom) et le thème de l'androïde (Maria dans Metropolis). Ses sources d'inspiration proviennent, selon lui-même, de la littérature populaire de son enfance où se mêlent personnages mystérieux, crimes non élucidés, laboratoires secrets et monstres énigmatiques. Il fut également un lecteur attentif de Sigmund Freud. En 1927, Metropolis sera grandement apprécié par Hitler, et Goebbles lui demandera de diriger l’industrie cinématographique allemande. Mais alors que sa femme est très impliquées dans le mouvement nazi, Lang fuit à Paris puis aux Etats-Unis où il y restera une 20aine d’années. Ce n’est qu’à partir de 1958 qu’il tournera à nouveau en Allemagne, notamment un dernier film consacré au docteur Mabuse en 1960.
Friz Lang décède le 2 août 1976 après une carrière bien remplie.

De Metropolis à Armanoïde...


Armanoïde et son ancêtre...

Il est "quasi" évident que Buichi Terasawa a vu le film de Fritz Lang et s’en est inspiré pour son personnage d’Armanoïde/Lady. Terasawa a pour habitude de piocher des références un peu partout, et plus d’une fois il s’est inspiré de films européens, comme Metropolis, ou Barbarella pour Jane et Sandra.

La ressemblance est assez frappante : dans le film original, on ne voit la version « robot » que quelques instants, avant qu'elle ne devienne la machiavélique Maria, mais cette version est devenu un emblème, jusque sur l'affiche même du film. Outre une silhouette très semblable, des sortes d’épaulières, une séparation marquée sous le buste, c’est surtout les écrous sur les jambes notamment, que l’on peut retrouver sous forme de pointes sur Armanoïde.




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