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Ecrit par Joe Gillian

Les Celluloïds

ou "comment ça marche un dessin animé"



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Ce dossier a pour but de présenter de A à Z ce qu’est un celluloïd, et de manière plus générale, comment ça marche l’animation d’un dessin animé (animation traditionnelle, car aujourd’hui tout est fait ou presque par ordinateur). Je reprends pour l’occasion un vieux dossier écrit à l’époque pour DVDAnime (dossier qui était loin d’être complet, mais cela n’avait pas empêché qu’il soit repris par d’autres sites), mais en allant cette fois-ci plus loin et espérant qu’il soit définitivement le plus complet possible. A noter que je ne traite là que de l’animation japonaise, sans comparer (ou presque) avec les styles américain ou européen. Afin d’illustrer ce dossier, je vais me baser sur plusieurs cellulos ou dessins de ma propre collection, et issus principalement des séries suivantes : Cobra bien entendu, Black Jack, et Hakugei Densetsu (La légende de Moby Dick), toutes ayant pour duo commun Osamu Dezaki et Akio Sugino, que je ne vous présente plus.

Présentation : mais qu’est-ce que c’est qu’un celluloïd ?

Un celluloïd, appelé aussi souvent 'cellulo' (que j’emploierai par la suite), ou encore 'cel' (セル画) dans sa forme la plus abrégée, c’est avant tout la feuille plastique transparente sur laquelle seront peints (car il s’agit de peinture) le ou les personnages, ou éventuellement des éléments de décor amenés à être animés (pour la petite histoire, l’invention du cellulo remonte à 1915, avant, tout était dessiné image par image - Le nom quant à lui tire son origine dans la feuille plastique transparente en cellulose d'acétate). La plupart du temps, pour les séries, il s’agit d’une feuille au format un peu équivalent à du A4 (26,5 x 23 plus précisément), avec en haut 3 trous dont j’expliquerais l'utilité plus loin. Mais il existe d’autres formats, plus larges, plus hauts, voire les deux, pour les films ou des séquences de scrollings horizontaux ou verticaux. Le format un peu plus large standard, employé pour les films le plus souvent fait 35x23cm. Un cellulo, de manière générale, présente donc un dessin à un instant T d’une scène d’un dessin animé. Et c’est l’ensemble de nombreux cellulos, enchaînés les uns à la suite des autres, qui font l’animation finale d’un dessin animé. Ca, c’est pour le résumé, mais maintenant on va entrer dans le détail, et commencer par le commencement…

cellulos de Cobra
Plusieurs cellulos sans décor de Cobra (Collection personnelle)

Les scènes / Cut

Avant toute chose, un petit rappel sur la décomposition d’un film ou d’un épisode télé : l’un comme l’autre sont décomposés en plusieurs centaines de scènes, appelées "Cut" (ou Plan). Un épisode de 20/25 minutes en totalise en moyenne entre 200 et 400, un film quant à lui dépasse largement les 1000 Cut et peut même dépasser les 2000 ! (c’est le cas du film Akira, avec ses 2212 scènes). Un Cut, pour simplifier, c’est une scène sur laquelle on reste sans "cassure" dans le mouvement d’une et une seule caméra. Cela peut être du plus basique (un plan fixe sur un visage par exemple) à une scène très animée (quelqu’un qui court, ou un mouvement quelconque, mais sans changer brusquement de point de vue). Par exemple, imaginons à l’écran un dialogue entre 2 personnes A et B. La caméra est d’abord tournée vers l’interlocuteur A qui pose une question. Puis on change d’angle et on voit le visage de B qui répond. Enfin on revient sur A qui remercie son interlocuteur. On a alors là 3 plans ou Cut. Si j’explique cela, qui peut paraître basique, c’est pour bien définir ce qui va suivre.




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