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Site non-officiel dédié à "Cobra the Space Pirate"
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Ecrit par Joe Gillian

Les 30 ans de Cobra

Historique et Chronologie...



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A l’occasion de ses 30 ans, voici un petit dossier spécial qui va retracer un peu tout ce qui a été réalisé autour de Cobra, ce héros du futur crée à l’époque par un jeune mangaka inconnu, Buichi Terasawa. Ce dossier (partie principale) a entre autre été rédigé pour le site http://www.cobra30ans.com, crée spécialement par l’éditeur Taïfu Comics, qui en plus de sortir en 2007 le premier volume en couleur de Cobra, a voulu fêter dignement cet anniversaire. La seconde partie présente une "Chronologie Cobra", axée principalement sur le manga, le film et la série TV, au Japon et chez nous...

Naissance d’un héros

Cobra vs Crystal Boy
Cobra vs Crystal Boy...

1976. Buichi Terasawa, jeune mangaka de 21 ans originaire de l’île d’Hokkaido, débarque à Tokyo afin de devenir l’élève du “grand” Osamu Tezuka. Après avoir fait ses armes durant toute cette année (et l’obtention du prix Tezuka pour l’une de ses histoire, Daichi yo aoku nare), il prend son envol dès l’année suivante et commence à élaborer ce qui allait devenir son œuvre culte : Cobra ! Nous sommes alors en 1977, mais le public ne découvrira ce héros du futur que l’année suivante, dans le magazine de prépublication Weekly Shonen Jump des éditions Shueisha, à partir du numéro 45 (début novembre). On assiste alors aux débuts de l’homme au psychogun, avec ses premières aventures et grandes épopées : la saga de l’Arme Absolue, celle du Rug-ball, ou encore celle de Salamandar.

Terasawa montre d’entrée de jeu une créativité énorme, diversifiée, ainsi que des influences étrangères évidentes : il s’inspire des “pulps”, magazines américains des années 40-50 du genre Weird Stories, pour un univers retro qu’il va mélanger judicieusement avec des aspects empruntés au far-west (les saloons notamment), la piraterie et quelques autres sources. Ses personnages sont de type américain ou européen, et les références sont clairement avouées par son auteur, notamment françaises : Outre l’influence directe de Star Wars, Cobra est en effet à l’image de notre Jean-Paul Belmondo national (de l’époque), ou Jane renvoie par exemple directement à l’héroïne Barbarella de Jean-Claude Forest, qui sera notamment incarnée par la belle Jane Fonda en 1968. Lady / Armanoïde quand a elle trouve ses origines sans doute dans le Métropolis de Friz Lang...

Le Film et la Série télé

Le film de Cobra
Le film de Cobra...

Si le mélange est très hétéroclite et audacieux, il semble cependant bien marcher. L’œuvre de Terasawa commence à avoir du succès au point de se voir éditée en version reliée dès 1979. Notre héros fera la couverture à plusieurs reprises du Shonen Jump, dont 3 fois en 1982 qui sera vraiment “l’année Cobra”. La réputation de l’homme au psychogun est arrivée jusque dans les bureaux du célèbre studio d’animation Tokyo Movie Shinsha (TMS), qui décide de faire coup sur coup un long métrage, et une série télé ! Le film de Cobra sortira dans les salles obscures nippones le 3 juillet 1982. Film somptueux ayant bénéficié d’un budget très conséquent (rare pour l’époque), il ne plaira cependant pas à Terasawa, le jugeant trop éloigné de son propre univers. Le film, il est vrai, donne la part belle aux sentiments ou aux réflexions contemplatives, et Cobra, bien qu’étant le héros, apparaît au final un peu dépassé par les évènements… Il bénéficie tout de même d’un staff d’exception avec entre autre le duo Osamu Dezaki / Akio Sugino (Rémi, L’île au Trésor, Jeu Set et Match, Lady Oscar, Très Cher Frère, Black Jack, …) à la réalisation et la direction de l’animation, ou Shichiro Kobayashi (Rémi, L’île au Trésor, Max et Compagnie, Creamy, Touch, …) à la direction artistique.

La série télé de Cobra
... et la série animée

La série télé, quant à elle, arrivera sur la chaîne Fuji TV le 7 octobre de la même année, et sera diffusée jusqu’au 19 mai 1983, pour 31 épisodes au final. On retrouve à nouveau dans le staff le duo magique Dezaki / Sugino, avec quelques autres membres d’exception, tels Toshiharu Mizutani (Lady Oscar, Le Château de Cagliostro, Cat’s Eye, Akira) et Tsutomu Ishigaki (Jeu Set et Match, Cagliostro également, Plastic Little, Magic Knight Rayearth) aux décors, ou Kentarô Haneda (L’île au Trésor, Sherlock Holmes, Macross, Très Cher Frère) aux musiques. Yuji Ohno (Capitaine Flam, Lupin), ami de Kentarô Haneda, composera pour l’occasion les génériques de la série. Beaucoup plus proche du manga, la série ne rencontrera pourtant pas autant de succès que prévu, mais ira tout de même jusqu’à la fin de la saga Salamandar, le manga quand à lui étant arrivé pendant ce temps à l’une de ses dernières épopées, celle des Six Héros. Cobra est une œuvre plutôt mature et adulte, qui va cependant se bonifier avec l’âge et les rediffusions...




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